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Nouveau succès pour "Les Rendez-vous de l'Histoire" en Vendômois

Article créé le 14/10/2019



Pour cette nouvelle version économique des « Rendez-Vous de l’Histoire »,  à Vendôme, le thème retenu était « Ce que nous devons à l’Italie ». « Le Cercle des entreprises du Vendômois » s’était totalement investi dans la préparation de cette réunion.. Depuis le début, sous l’impulsion de Magali Royer-Marty, les scolaires jouent un rôle important dans cette manifestation à laquelle ils travaillent en amont avec leurs professeurs. Le résultat est toujours étonnant tant le travail fourni témoigne d’une créativité sans limite.
Les élèves ont été accueillis au Minotaure à 13h30 ; il est revenu à Me Philippe Rouillac d’introduire l’après-midi en mettant en évidence   ce que nous devons à l’Italie en termes historiques ; chacun connait de longue date l’extraordinaire sens de la pédagogie et la clarté des exposés de l’intervenant.
La classe de CM2 de Naveil a présenté ensuite un travail sur Léonard  de Vinci ; elle a été suivie par le collège Robert Lasneau qui a travaillé sur le civilisation romaine avant que le collège Saint-Joseph ne vienne préciser l’influence des architectes italiens en France à la Renaissance. A son tour, Catherine Bonneau, membre du bureau du CEV, s’est interrogée sur « comment une innovation peut nous parler d’un pays ». Le collège Jean Emond s’est attaqué au « design italien et aux marques emblématiques ; pour terminer les élèves de Robert Lasneau ont entrainé le public dans l’univers du cinéma italien et des western « spaghetti ». Pour clore cette première partie de l’après-midi, Filippo Balbo, maire de la ville sicilienne de Butera, a présenté l’ile et son économie.
L’heure du goûter étant arrivée, un certain nombre de membres du CEV ont accueilli les quelque 400 élèves présents pour un somptueux buffet.
C’est ensuite sur le plateau de la salle de théâtre du Minotaure que s’est déroulé le grand débat auquel ont participé Alberto Toscano, journaliste, Emilia Gatto, consule d’Italie à Paris, Filippo Balbo, maire de Butera, Laurent Wirth, historien ; Stéphane Fracher, journaliste, jouait le rôle d’animateur et de maître du temps. 
C’est à Magali Royer-Marty et à Lionel Huguet qu’il est revenue la charge de présenter les intervenants et d’ouvrir la soirée.
Le premier thème abordé a été celui de l’immigration et le premier intervenant sollicité ne pouvait être que le maire de Butera dont la région se trouve en première ligne dans ce domaine. L’immigration représente un problème quotidien, et la Sicile comme l’Italie ne peuvent y faire face sans le concours des autres pays européens. Emilia Gatto a souligné que l’Italie avait été à la fois une terre d’immigration et aussi d’émigration, à tel point que la France compte 5 millions d’habitants d’origine italienne même s’ils ne le savent pas toujours. La consule a souligné que le fait migratoire est omniprésent et fait partie de l’histoire des peuples. 
Alberto Toscano, pour sa part, a souligné l’énorme diminution de l’immigration passée en Italie de 180 000 personnes en 2016 à 21 300 en 2018. C’est parce que les Italiens ont le sentiment que l’Europe les laisse seuls face à ce problème qu’ils se sentent marginalisés et que leur frustration fournit un terreau au populisme.
Les intervenants se sont mis d’accord pour souligner que l’Europe était née à Rome et que ses actes fondamentaux y furent signés, ce que l’on a tendance à oublier aujourd’hui. Si l’on considère souvent le général de Gaulle et le chancelier Adenauer  comme ses fondateurs, il ne faut pas oublier le rôle  d’Alcide de Gasperi, président du conseil italien pendant de longues années,  qui figure parmi les pères de l’Europe.
En Europe, tous les pays de premier accueil sont en difficulté ; il faut que les autres leur apportent leur soutien.
Entre l’Italie et la France, existe une relation qui ne meurt jamais et qui survit à toutes les péripéties de l’Histoire ; on peut comparer ces deux nations à des amants impétueux.
Les intervenants ont souligné l’intérêt du programme ERASMUS grâce auquel les jeunes peuvent d’accomplir des études dans d’autres pays que le leur ; ces échanges leur permettent de connaitre et d’apprécier des cultures différentes, ce qui contribue à renforcer les relations entre les peuples.
En ce qui concerne le populisme, les intervenants ont convenu que, dans ce domaine, la France n’avait aucune leçon à donner à l’Italie en particulier. Les gouvernants doivent prendre rapidement les décisions qui s’imposent et éviter de paraitre agir en état de somnambulisme, guidés par sur une sorte de politique « du  chien dérivant au fil de l’eau. »
Sabine & Xavier Campion






Publié par: Sabine et Xavier Campion

Date de dernière modification de cette page: 14/10/2019


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