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Montoire: succès de la Journée des savoir-faire à Saint-Oustrille

Article créé le 20/05/2019



Le 19 mai, le quartier Saint-Oustrille, au pied du vieux château de Montoire, a accueilli une importante manifestation dans le cadre du projet de sauvegarde de l’église  que porte l’association auquel le saint a attaché son nom. L’objectif était de sensibiliser le public au projet et de préparer ainsi le lancement d’une souscription par le canal de la Fondation du Patrimoine. Laurie et Jean-Louis Garigue, désireux de concrétiser leur attachement à ce patrimoine , ont apporté tout leur talent, aux côtés du président Jacques Derrien, à l’organisation de cette journée qui marquera l’histoire  communale.

Dès le début de la matinée, des artisans, détenteurs de savoir-faire ancestraux, s’étaient installés aux abords de l’édifice et à l’intérieur de la nef : tailleurs de pierre, couvreurs, charpentiers, sculpteurs sur bois et sur pierre, tapissière, relieuse, brodeuse ; chacun devait participer à des ateliers  et réaliser des démonstrations.

A 11h, Anne-Marie Llanta, architecte, directrice du Conseil départemental de l’architecture, de l’urbanisme et de l’environnement (CAUE) a donné une conférence qui a dû être doublée en raison de l’affluence. Rappelons que parmi les missions du CAUE, créé par une loi du 3 janvier1977, figure le conseil sur les conditions de réhabilitation du patrimoine y compris le choix des matériaux, celui des techniques de restauration…

Saint Oustrille (Austrégisile) fut évêque de Bourges de 597 à 624 ; une commune du département du Cher porte son nom. L’église placée sous son patronage à Montoire, remonterait au XIe siècle. Comme Saint-Gilles, elle dépendait de l’abbaye bénédictine de Saint-Calais. Agrandie au XVe avec la construction de deux chapelles latérales, elle fut prise par les Protestants en 1576 et transformée en forteresse. Partiellement détruite au XVIe par un incendie, elle fut restaurée au début du XVIIe et embellit par Marie Dubois. Vendue comme bien national sous la Révolution, elle fut démembrée entre plusieurs parties dont chacune  reçut un usage particulier. Ainsi en 1946, coexistaient encore dans les lieux un chiffonnier, un marchand de vin, un ferblantier et une blanchisseuse. En 1982, la commune a entreprit la restauration du chœur.

Anne-Marie Llanta a souligné qu’il existait de nombreux éléments intéressants et que quelques parties de fresques pourraient être encore mises à jour ; les graffitis disséminés sur les murs devraient être inventoriés pour servir à reconstituer le passé du lieui. « Un tel monument appartient à l’histoire de la commune. »

En fin de matinée, prenant la parole, son président, Jacques Derrien a rappelé que l’Association de sauvegarde avait été créée fin 2016 et que c’est grâce au dynamisme de Jean-Louis Garigue que se déroulait cette première manifestation. « Notre premier travail, a-t-il souligné, est de mettre le bâtiment hors d’eau. »

Alain Péral, délégué de la Fondation du Patrimoine, a annoncé le lancement d’une souscription publique ; si celle-ci atteignait un montant égal à 10% de celui des travaux, la Fondation pourrait donner une subvention. Par ailleurs, un dossier sera soumis en 2020 à la mission Stéphane Bern.

Guy Moyer a salué le travail de Jean-Louis Garigue et a qualifié la journée de « véritable réussite ». Il a souligné que la commune se trouvait à la croisée des chemins pour sauver l’édifice et indiqué que la municipalité espérait pouvoir apporter, l’an prochain, une contribution à sa réfection..

Cette journée a connu une excellente fréquentation et un réel succès qui font bien augurer de la suite qui lui sera donnée. Le public présent s’est montré très intéressé à la fois par la conférence et par les démonstrations de savoir-faire ainsi que par les ateliers qui ont suivi.

Encadré

Parmi les savoir-faire mis à l’honneur, celui de saint Greluchon a fait l’objet d’une présentation particulière. Celui-ci, comme d’autres, était connu pour guérir la stérilité. Bien que ce saint soit d’origine berrichonne, un culte particulier lui aurait été voué à Montoire et aurait laissé quelques traces sur sa statue. C’est dans une église du Bourbonnais que la légende aurait pris corps.  Les victimes en furent différentes représentations, dont le gisant d’un seigneur local. Les femmes qui souhaitaient procréer, grattaient avec ardeur une certaine partie du corps et mêlait la poudre recueillie à du vin blanc. La légende voulait que leurs efforts soient couronnés de succès. La statue, objet de tant de sollicitude, dut être remplacée par une autre…. Ainsi, s’affirma au fil des âges la réputation de Greluchon.

 





Publié par: Sabine et Xavier Campion

Date de dernière modification de cette page: 20/05/2019


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