Sougé : “Les Brèves de comptoir” ont suscité l’enthousiasme

Publié par le 12 mars 2019 Laissez vos commentaires

Le choix de la municipalité de Sougé s’est porté sur « Les Brèves de comptoir », une adaptation libre de l’œuvre de Jean-Marie Gourio, présentée par la « Compagnie toutes directions » de Saint-Laurent-Nouan, dans le cadre de « Festillésime ». La pièce interprétée le 9 mars dans la salle des fêtes du bourg a connu un immense succès ; non seulement toutes les places ont été vendues mais il a fallu refuser beaucoup de monde. Le succès de la manifestation dû aux cinq actrices professionnelles talentueuses qui composent la compagnie « Toutes Directions », dirigée par Sylvie Benoît-Bourdon, a d’emblée tordu le cou à toutes les discussions tournant autour de la question : « les cafés sont-ils uniquement fréquentés par les hommes ? » Comme tout le monde l’aura deviné , la réponse  que plus personne ne peut contester,  est « non » !

L’adaptation de l’œuvre de J-M Gourio est due à deux des membres de la troupe, Nathalie Chouteau-Gilet et Sylvie Benoît-Bourdon. Thomas Jouannet, le célèbre acteur souvent présent sur nos écrans, conseiller municipal du village, était loin d’être un inconnu  puisqu’elles avaient pu le rencontrer sur le tournage du film « La Dame de Monsoreau » diffusé sur France 2 en 2009. Ainsi que nous l’a confié Sylvie, « nous ne sommes pas des militantes féministes mais nous sommes attachées à défendre la cause des femmes. Dans  la pièce « Les Brèves de comptoir » que nous avons créée en 2017, on rit beaucoup mais on est également interpellé par les problèmes liés à la solitude, à l’alcoolisme et à la maltraitance. Nous considérons qu’il est important que ce genre d’ouvrage soit interprété par des femmes pour montrer que celles-ci existent, qu’elles ont des droits et qu’elles peuvent aussi s’accouder à un comptoir. »

Le décor s’inscrit dans le quartier de Montmartre, hanté par les souvenirs d’Aristide Bruand, du « Chat Noir », de « La Goulue », de « La Lune rousse » enfin de la célèbre « place du Tertre » ; nous nous trouvons dans un de ces petits bistrots sympas, où le matin il fait bon boire son « p’tit noir » éventuellement arrosé d’un « calva » ou d’un « mêlécass ». Les tables sont couvertes d’une nappe à carreaux ; la patronne fait le ménage en soufflant sur la poussière éparpillant au passage, et au grand bonheur des spectateurs, quelques postillons. Les habituées arrivent les unes après la autres et déroulent au fil de la journée leur vie parfois misérable ; certaines à la fin de la journée, se sont tellement efforcées d’oublier les problèmes qu’il faut les aider à rentrer chez elles : « si je mettais bout à bout tous les verres que j’ai bus, cela ferait le trajet de la terre à la lune ; maintenant j’attaque le retour » ; une autre compte les bleus qu’elle a sur le corps : « si c’était des bijoux, je serais riche !» « Ah, constate l’une d’entre elles, avec l’intelligence, tu ne peux parler que de quelques sujets ; avec la connerie, tu peux en traiter dix fois plus ! » Le comptoir, c’est le refuge ; on y retrouve une sorte de famille à laquelle on peut tout confier ! Entre rires  et larmes, c’est la vie ! Le spectacle est ponctué de plusieurs chansons empruntées au répertoire de Charles Trenet, de Georges Brassens, de Robert Lamoureux, d’Yves Montand, de Jeanne Moreau, de Ray Ventura, de Michel Delpech, de Pierre Perret…

Cinq comédiennes épatantes ! Elles sont chaleureuses, elles sont « vraies ». Une belle soirée dont le souvenir n’est pas prêt de nous quitter !

                                                                                                                                                        Sabine et Xavier Campion

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