Marie Curie, pour l’amour des sciences

Publié par le 21 décembre 2017 Laissez vos commentaires

A l’occasion du 150ème anniversaire de sa naissance, le Panthéon consacre à Marie Curie une passionnante exposition.

Née en 1867 à Varsovie, la jeune Maria Slodowska grandit auprès d’une famille intellectuelle et avant-gardiste. Ses parents, enseignants, inculquent à leur fille le sens du devoir.

Étudiante, elle décide de suivre les cours de « l’Université volante » en Pologne. Les femmes, interdites d’exercer la profession de leur choix, sont alors contraintes de renoncer à toute carrière.

La volonté est la première qualité de Marie Curie. En 1891, elle s’installe à Paris. Menant de brillantes études à la faculté des sciences, elle obtient deux licences en mathématiques et en physique.

Les visiteurs contemplent avec une certaine émotion les précieux diplômes. Solennité.

L’année 1894 est décisive. Pierre Curie entre dans sa vie. Rapidement, ils deviennent des scientifiques renommés. Plusieurs journaux de l’époque en témoignent.

Marie et Pierre Curie sont à l’origine de la découverte du radium et du polonium, deux éléments chimiques potentiellement mortels pour l’homme. Après les travaux d’Henri Becquerel portant sur la radioactivité, ces recherches représentent une avancée essentielle en terme d’amélioration de la qualité de l’air et de la vie. Une véritable quête.

Plusieurs minutes durant, j’observe avec la plus extrême des attentions, l’appareil servant à mesurer ce dangereux phénomène, devenu au fil des décennies grande source d’angoisse pour la population mondiale.

Marie Curie accordait une importance considérable aux carnets de notes. Nombre d’entre eux sont exposés. Regards admiratifs. Belle et limpide écriture.

Je lis chaque mot.

Les ingénieuses idées sont inscrites dans ces cahiers restés intactes.

Déambulation. Quelques films sont projetés. Marie Curie est aussi mère de famille. Les lettres envoyées à ses filles, Irène et Ève, montrent le profond attachement entre les trois femmes. Tendres conseils.

Pierre Curie meurt tragiquement en 1906. Digne et courageuse, Marie Curie continue ses missions. En 1908, elle est nommée professeur général des sciences de l’Université de Paris par le Président de la République, Armand Fallières.

Grande sportive, elle s’émeut du fait que les jeunes filles ne bénéficient pas d’un apprentissage complet en ce domaine au sein des grandes écoles parisiennes.

Pendant la Première Guerre mondiale, Marie Curie s’engage en développant des services de radiologie afin de soigner les soldats blessés.

Elle forme également des infirmières à ces nouvelles techniques médicales.

La femme aux deux prix Nobel de physique et de chimie ne cessa jamais d’être aussi discrète qu’extraordinaire.

Décédée en 1934, elle reste un modèle de réussite et de détermination pour les jeunes générations.

L’Institut Curie, fondé en 1909, est depuis plus d’un siècle un lieu où se mêlent exigence, éthique et morale.

En 1995, Marie et Pierre Curie entrent au Panthéon.

Indissociables !

Les multiples photographies présentées sont d’une rare beauté.

Couleurs. Noir et blanc.

Le temps n’efface rien.

Que la mémoire vive !

                                                                                                Marion Allard-Latour

Informations pratiques : Marie Curie, une femme au Panthéon jusqu’au 4 mars 2018

 

 

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