Loir Lucé Bercé mise sur le numérique

Publié par le 7 mars 2019 Laissez vos commentaires

Denis Turin, maire de Chahaignes et vice-président en charge de l’économie de la Communauté de communes Loir-Lucé-Bercé (CCLLB), nous a aimablement reçu à la mairie de sa commune afin de faire le point sur l’ évolution des projets et les réalisations communautaires dans le domaine du numérique.

Le schéma d’installation de la fibre optique, à l’époque de la Communauté du Val du Loir, prévoyait que les deux premières collectivités à être équipées seraient Lhomme et Chahaignes. S’agissait-il seulement de permettre aux habitants de bénéficier d’ une meilleure réception de la télévision ? « J’ai pensé comme Galiène Cohu, maire de Ruillé, puis de la commune nouvelle de Loir-en-Vallée, que le numérique représentait un atout pour le territoire,à condition de l’ exploiter de manière professionnelle. C’est alors que nous avons organisé des « jellies », c’est-à-dire des réunions d’acteurs économiques utilisant le numérique afin d’inciter ceux-ci à partager leur expérience et, éventuellement, à participer à la constitution de réseaux. Nous avons également visité la « Ruche numérique » du Mans où nous avons été impressionnés par le nombre de ses utilisateurs. Par ailleurs, nous avons constaté que des entreprises importantes du territoire cherchaient vainement à recruter. Les concours de Ronan Kérisit et de Loïc Richet ( l’un des créateurs de la « Ruche numérique ») nous ont été particulièrement précieux. Des industriels, tels que Florent Tétard, s’intéressaient à la possibilité de former des « codeurs ». Ronan Kérisit et Loïc Richet ont lancé un projet pour la réalisation duquel la CCLLB a mis à disposition différents moyens comme la salle de réunion de son antenne de La Chartre. Un partenariat a été noué avec le lycée professionnel Nazareth de Ruillé. Ce dernier est  à même, non seulement  de se charger de la validation des diplômes, mais aussi d’offrir des structures pour la restauration et l’hébergement des élèves. Florent Tétard a satisfait à un  cahier des charges afin de permettre la reconnaissance des diplômes  par l’Etat et ainsi de recueillir des subventions : 190 000 € répartis sur deux ans ; de son côté, « Pôle Emploi » s’est montré un partenaire très actif : il a aidé à recruter les 12 élèves de la promotion actuelle et  a également permis d’obtenir une subvention de 60 000€ pour deux ans. »

L’enseignement est dispensé par des formateurs agréés venus du Mans. Le rôle de la CCLLB a été de faciliter l’exécution de ce projet qui a été monté par les industriels intéressés. Les élèves sont originaires du territoire proche ; le plus jeune a 19  et le plus âgé 52 ans. La formation va durer 10 mois ; la première promotion sortira donc en septembre ; les élèves sont assurés de trouver un emploi quelle que soit la forme de celui-ci.

Un espace de « coworking » a été créé dans un bâtiment appartenant à la Communauté à Ruillé, sur la ZA de l’Aurière ; il sera ouvert le 1er avril et pourra accueillir de 25 à 30 coworkers dans un lieu « éphémère ». Il compte également quatre bureaux indépendants dont trois sont d’ores et déjà loués. Un nouveau bâtiment de 650m2 va être construit pour permettre d’accueillir un « hôtel d’entreprise » avec notamment 10 bureaux, une salle de cours, une salle de réunions, etc.

« Nous avons pris le contre-pied de tout ce qui se fait habituellement puisque nous avons cherché les personnes susceptibles d’être intéressées avant de construire le bâtiment. Nous n’éprouvons aucune difficulté à remplir les locaux. »

Il faut se souvenir qu’il existe neuf grandes écoles de formation au numérique dans la région « Pays de Loire », à Nantes, Saint-Nazaire, Angers… mais que Ruillé est la seule à être située au cœur d’une zone rurale.

En ce qui concerne l’espace de « coworking », les promoteurs espèrent attirer les habitants des résidences secondaires qui pourraient prolonger leur séjour en pratiquant le télétravail.

Denis Turin a dit regretter l’absence de liens avec les acteurs homologues du Loir-et-Cher  voisin. Il envisage la mise en place d’autres formations, éventuellement plus manuelles, autour du numérique.

« Il faut rendre notre territoire le plus attractif possible et mettre tout en œuvre pour réussir. »

                                                                                                                                                          Sabine et Xavier Campion

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