La Petite Sirène, l’adaptation merveilleuse de Géraldine Martineau

Publié par le 14 janvier 2019 Laissez vos commentaires

Les contes d’Andersen sont indémodables. La Petite Sirène nous apparaît comme un songe. Face à la scène, les spectateurs sont éblouis par les fonds marins. Peuplés de belles âmes.

L’héroïne n’a pas de prénom. Néanmoins, ses proches l’appellent ma petite. La plus jeune des sirènes fête son quinzième anniversaire. Comme ses sœurs auparavant, elle peut désormais quitter son nid afin de se rendre à la surface de l’eau. Provisoirement.

Elle ne doit aucunement approcher les humains. Ils sont dangereux et plein de mauvaises intentions. Le dialogue avec son aînée est touchant de confiance. Prête pour une aventure unique.

Comparaison avec le monde actuel. Individualisme. Chacun reste dans son milieu. Écho retentissant pour les oreilles adultes.

Lors de son voyage vers l’inconnu, elle porte secours à un homme. Danse de la survie. Coup de foudre avec le prince charmant.  Une autre femme vient pourtant à la rescousse du naufragé. Il ne voit qu’elle.

La sirène a bravé l’interdiction. Amoureuse, elle veut tenter le diable. Catastrophe familiale. La sorcière des mers accorde à la malheureuse le droit de chérir son possible futur mari. Le compromis est terrible. La cruelle créature demande à l’insouciante de lui donner sa voix. Douce et pure. Acceptation. Elle court à sa perte.

De déceptions en déceptions. Elle ne peut plus s’exprimer que par des gestes. Incompréhensible pour le commun des mortels. Elle tente de séduire le rescapé des vagues. Le père de ce dernier, roi de la blague, ne la prend pas au sérieux. Deux invitées sont annoncées. L’histoire se scelle.

La fille que le prince recherche contre vents et marées est devant lui. Il décide de l’épouser. La sirène essaie de hurler. En vain.

Un ultimatum lui est lancé. Incapacité. Elle deviendra écume. Perdue à jamais.

La mise en scène de Géraldine Martineau est fascinante. Tous les rêves sont permis.

Adeline d’Hermy semble avoir l’âge de son personnage. Nous partageons ses joies puis son immense peine. Danièle Lebrun excelle dans trois rôles. La grand-mère protectrice, le monstre des océans et la mère de la fausse sauveuse. Débordante de tendresse ou d’animosité.

Claire de la Rüe du Can, Julien Frison et Jérôme Pouly entonnent en chœur cette partition liée à l’enfance.

                                                                                     Marion Allard-Latour

 

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